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MUSIQUE ET SOCIÉTÉ



HISTOIRES DE ROCKSTARS ET DE CHANTEURS FRANÇAIS AU DESTIN TRAGIQUE

Ils ont pour nom Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrison, John Lennon, Bob Marley, Marvin Gaye, Claude François, Michel Berger et Daniel Balavoine. Leur point en commun est d’avoir eu leur destin brisé alors qu’ils étaient en haut de l’affiche. À la surprise générale, ils ont brûlé leurs ailes ou subit un jour ce que réserve parfois les accidents de la vie. Terrassés en pleine jeunesse ou parties trop tôt, ils sont devenus aujourd’hui de véritables légendes...


JIMI HENDRIX, UN 18 SEPTEMBRE 1970

Le 18 septembre 1970, Jimi Hendrix est retrouvé mort dans un hôtel de Londres. À 27 ans, le guitariste légendaire se retrouve désormais dans le triste « Club des 27 » (1). Trop d’abus ont eu raison de sa santé. L’explication à cette issue se trouve certainement dans la pression énorme qu’il subissait et une fatigue extrême qu’un corps, pourtant encore jeune, ne pouvait supporter.

Sa courte carrière a démarré sur les chapeaux de roues et se résume à quatre albums en quatre ans. Plus que sa voix, c’est sa virtuosité à l’instrument qui va marquer les esprits. Toute une génération de guitaristes verra dans le jeu du gaucher un arsenal de techniques révolutionnaires. Avec lui, le blues rimera avec audace et le rock avec tentation.

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Jimi Hendrix aura marqué les années hippies. Aujourd’hui, avec le recul, son passage au 'Festival de Woodstock' témoigne de cette alchimie qui allie à la musicalité et l’inspiration, une incontestable adresse instrumentale jamais égalée. Hendrix avait l’art du show « électrifiant », la corde serrée entre les dents !

Seulement voilà, à force d’expérimenter, de chercher de nouvelles voies, le LSD, les amphétamines vont entrer aussi dans sa vie comme des talismans au pouvoir magique. La défonce est là, la fuite du réel s'y invite également. Les souvenirs des instants vécus s’estompent presque aussi vite que les traces laissées par d’hypothétiques créations géniales. Toujours plus fort, toujours plus haut, Jimi Hendrix sera dans le tourbillon de la drogue à la poursuite de ses rêves et de sa passion, jusqu’à l’issue fatale.

1 - Le « Club des 27 » regroupe les artistes influents du rock et du blues tous morts à l’âge de 27 ans.

EN SAVOIR + : PORTRAIT DE JIMI HENDRIX


JANIS JOPLIN, LA VOIX SOUL

La chanteuse a trouvé la mort le 4 octobre 1970 au même âge que Jimi Hendrix, à 27 ans, dans des conditions tout aussi tragiques. Elle sera découverte inanimée dans une chambre d’hôtel de Los Angeles. La chanteuse qui mettait sa vie en scène comme un psychodrame, avait en réalité une existence peuplée de grands moments de solitude. Comme de nombreuses rock stars de l’époque, elle faisait face à son destin en consommant des médicaments et de l’héroïne.

Face au miroir, elle imaginait un monde à son image. Son rock psychédélique, sa façon déglinguée d’exprimer sa féminité sur scène aura contribuer à bouleverser le rapport du sexe faible avec la société des années 60/70, encore largement dominée par les hommes. Son jeu scénique, ses chansons, sa voix, ont permis de construire un mythe autour de son personnage, celui d’une femme blanche qui chante et qui exprime sa rage à la façon d'une Noire Afro-américaine.

Son atterrissage à San Francisco au début des années 60, en pleine ascension de l’ère « pop », ne se fera pas sans douleur. Fort heureusement pour elle, son étonnante capacité vocale sera sa grande force. C’est cette signature-là qu’elle imposera avec autorité, malgré une existence de dépravée, alternant à la drogue et au sexe, un style de vie totalement dévoué à quelques rencontres éphémères, instables, voire dangereuses (Janis Joplin sera battue par quelques amants).

Mise à mal physiquement, moralement, l’issue fatale était prévisible, comme emportée, aspirée dans un abîme. C’est en 1967, au festival de Monterey que la foule s’enflammera en voyant et en écoutant ce petit bout de femme qui chante le blues en s'inspirant de Gertrude Rainey ou de Bessie Smith. La « Edith Piaf californienne » et son charisme vous emportait alors dans son voyage, dans son trip qui faisait ressortir son besoin de vivre, d’être aimée, face à un physique qu’elle n’acceptait pas. Toute sa vie, son combat aura été de faire valoir son image de femme forte et talentueuse.

Devenue une artiste incontournable à la fin des années 60, Janis Joplin supportera difficilement les charges de sa profession et les sacrifices liés à son rang de star. À l'été 69, le 'Festival de Woodstock' signe le début de sa fin. Le visage hagard, comme possédée par la drogue, Janis Joplin n’est plus que l’ombre d’elle-même. L’histoire voudra que quelques jours avant sa mort, elle est le temps d’enregistrer en a cappella « Mercedes Benz », une chanson à la tonalité empreinte de gospel qui témoigne de sa souffrance à vivre. De son cours passage sur terre, il nous reste seulement une petite discographie réduite à 4 disques studios et quelques rares documents filmés où sa voix écorchée, sensible jusqu'au paroxysme, attestent de la puissance de son talent à restituer tout son vécu.

EN SAVOIR + : PORTRAIT DE JANIS JOPLIN


JIM MORRISON, LE POÈTE À LA BEAUTÉ PERDUE

Jim Morrison appartient lui aussi au tragique « Club des 27 ». Il décède le 3 juillet 1971 à Paris. Comme pour Hendrix et Joplin, Jim Morrison goûtera au paradis artificiel. Après un sevrage volontaire, c’est une surdose occasionnelle qui aura raison de son cœur. La pureté de la drogue alors en circulation sera une des explications de cette « overdose ».

Un symbole disparaît, celui d’un jeune homme porté par un culte sans borne. La musique, une fois de plus est le trait d’union entre le « dieu artiste » et l’homme de la rue. Jim Morrison est issue de la bourgeoisie. Son éducation, mais aussi ses rapports avec son père amiral dans l’US Navy, vont accentuer son désir d’émancipation vis-à-vis de sa famille. Dès lors, la littérature va devenir son alcôve, son refuge, jusqu’à faire de lui un poète. De cette passion va naître également un sens de la dramaturgie qu’il développera plus tard sur scène.

Avec trois amis il fonde The Doors, et dès la parution du premier album en 1967, Jim Morrison en est la star incontestée. Le dénommé « Roi Lézard » avait une beauté fascinante que les photographes capturaient sous tous les angles. Morrison a été à la musique ce que fut James Dean ou Marilyn Monroe au cinéma : un sexe symbol. Sur scène, Morrison se déhanchait, se couchait et jouait avec le public. Le « Light My Fire » emporte tout sur son passage, bientôt suivi de « The End » et de « Riders on the Storm ».

Avec les Doors, l’ordinaire confinait à l’extraordinaire, non pas seulement à cause de leur musique, mais surtout en raison de leurs textes engagés. Les Doors se foutaient bien de ce que l’on pouvait penser d’eux. Pour le poète maudit c’était « prenez-moi comme je suis et faites avec ! ». Le refus de l’autorité, de la guerre (le Vietnam), sans oublier le puritanisme qui colle à la peau du citoyen américain, sont dénoncés dans un grand nombre de chansons. Morrison vise implicitement sa famille et son père sans le nommer, mais aussi la société et le FBI, ce qui le poussera à venir en France sans avoir le sentiment, un jour, de pouvoir revenir sur ses pas.

Dans sa nouvelle vie d’exilé, le chanteur va se détruire dans l’alcool et les acides. La provocation qu'il a conduite à sa guise va à présent se retourner contre lui. Celui qui incarnait la beauté cache à présent son visage bouffi sous une barbe fournie. Jim Morrison devient méconnaissable et se laisse aller tandis qu’aux Etats-Unis le 5e et dernier album des Doors, « L.A.Woman » paraît (l’album se classera n°1 en avril 1971)... Mais comme il le prédira à ses collègues musiciens quelques mois auparavant, les héros du rock doivent avoir des fins tragiques. Il ne s’était pas trompé !

EN SAVOIR + : JIM MORRISON ET THE DOORS


LA FIN TRAGIQUE DE JOHN LENNON

Un fan déjanté, Mark Chapman est l’auteur des cinq balles de calibre 38 qui vont atteindre mortellement l’ex-Beatles John Lennon le 8 décembre 1980, alors que ce dernier se rendait avec sa femme Yoko Ono dans leur appartement situé non loin de Central Park à New York. Chose étrange, le jour même le chanteur aurait déclaré « que son travail ne serait pas terminé tant qu’il ne serait pas mort et enterré. »

En 1980, John Lennon s’est affranchi de l’héroïne et goûte à une vie plus équilibrée. Il a 40 ans et il coule des jours heureux avec sa femme. Il est en paix avec lui-même et a plein de projets dans la tête dont celui de remonter sur scène.

On se souvient bien sûr de sa rencontre avec Paul McCartney. Dès l’enfance, la musique rock’n’roll leur colle à la peau et ce duo rapidement improvisé, dûment complété par Georges Harrison, puis plus tard par Ringo Starr, constituera le plus grand groupe qu’ait connu la rock-music : The Beatles.

John Lennon était le plus puriste des quatre, le plus attaché aussi à l’esprit du « rock’n’roll ». En 1964, Lennon à 24 ans, il est marié et a un gosse. Il lui est difficile d’imaginer d’avoir les cheveux longs ou d’avoir un ‘costard’ sur scène. Le désaccord profond avec leur agent artistique Brian Epstein confirmera le caractère pugnace de Lennon et son attachement aux valeurs de la première heure. Mais Lennon finit par s’incliner et oublie son perfecto en cuir. Pour lui, une page se tourne, tandis que les Beatles lui offrent une « beatlemania ».

L’année suivante sort « Help », un cri de désespoir lancé par Lennon pour se sortir de cette folie hystérique et contagieuse qui ravage tout sur son passage. La "route psychédélique" viendra « sauver » les Beatles en leur offrant de la distance vis-à-vis de la scène. Pour Lennon, ce sera aussi la rencontre avec Yoko Ono, une plasticienne d’avant-garde, qu’il rencontrera en décembre 1966. Elle deviendra sa muse, sa femme, mais aussi son guide spirituel. Son nom sera souvent évoqué au moment de la séparation des Beatles en 1970, bien que rien n’atteste formellement que sa conduite ait eu une grande influence ; des divergences musicales existaient depuis longtemps entre Lennon et McCartney, ce qui suffit généralement à clore toute entente, surtout quand l’un des membres cherche à tout diriger.

En 1969, alors que le dernier album des Beatles, « Let It Be » n’est pas encore sorti, John Lennon a la tête ailleurs. Il est en croisade contre la guerre du Vietnam et milite pour la paix. John et Yoko restent alités pendant plusieurs jours pour protester contre la violence dans le monde.

En prenant cette position hautement symbolique, Lennon signe sa rupture définitive avec les Beatles. Il s’autorise enfin une liberté de paroles qui lui ressemble. Sa stature de rock star lui permet cela et il ne s’en prive pas : manifestations, concerts gratuits pour la paix… Mais si John Lennon œuvre pour la fraternité entre les hommes, il conserve aussi sa position sociale favorable de bourgeois établi. C’est un homme de paix en costume blanc qui sait causer argent, business, même s’il conserve dans un coin de sa tête une place pour la non-violence.

En 1970, quand John Lennon sort l’album « Imagine », sa chanson éponyme sera là pour renforcer sa prise de positon envers un monde plus tolérant et plus juste. John Lennon a poursuivi un rêve, et ce rêve a pris forme à travers cette chanson devenue aujourd’hui un hymne pour la paix à travers le monde. Le message lancé par John Lennon est passé.

EN SAVOIR + : JOHN LENNON DE LIVERPOOL À LONDRES


BOB MARLEY, L’HOMME PROVIDENCIEL

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